Gabon : Oligui Nguema mise sur la formation de 400 jeunes pour répondre aux besoins des entreprises

Libreville — Le gouvernement veut accélérer la formation professionnelle des jeunes Gabonais pour répondre aux besoins des entreprises et renforcer les compétences disponibles localement. Le sujet était au cœur d’une audience accordée vendredi par le président Brice Clotaire Oligui Nguema à la ministre du Commerce, des PME et des PMI, Zenaba Gninga Chaning, rapporte un communiqué de la présidence de la République.
Une première cohorte de 400 jeunes à Libreville
Le programme présenté au chef de l’État prévoit, dans sa phase initiale, de former 400 jeunes à Libreville dans différents métiers techniques et pratiques. Le dispositif doit ensuite être progressivement étendu aux neuf provinces du Gabon.
L’ambition affichée est de rapprocher les formations des réalités du marché du travail. Les bénéficiaires pourront notamment acquérir des compétences leur permettant de rechercher un emploi, de lancer une activité génératrice de revenus ou de créer leur propre entreprise.
Formation, financement et accompagnement
Le projet ne se limite pas à l’apprentissage technique. Les jeunes devraient également bénéficier d’un accompagnement après leur formation, comprenant un appui technique, des possibilités d’accès au financement ainsi qu’un suivi des initiatives développées.
Cette approche vise à favoriser le passage de la formation à l’activité économique, en donnant aux bénéficiaires davantage de moyens pour concrétiser leurs projets.
Réduire la dépendance aux compétences extérieures
Au cours de l’audience, le président de la République a demandé au gouvernement d’accélérer le déploiement du programme. Il a également insisté sur la nécessité d’adapter les formations aux besoins effectivement exprimés par les entreprises et les secteurs productifs.
Selon la présidence, cette politique doit contribuer au développement des PME et PMI nationales, à l’augmentation de la production locale et au renforcement des chaînes de valeur gabonaises.
À travers ce dispositif, l’exécutif entend ainsi miser davantage sur les compétences nationales pour accompagner la transformation de l’économie et permettre aux jeunes de prendre une place plus importante dans la production, l’entrepreneuriat et l’innovation.



