Gabon : le gouvernement muscle son dispositif de défense des droits des femmes

Le Gabon prévoit de réorganiser son dispositif public dédié aux droits des femmes et à l’égalité des sexes. Le Conseil des ministres du 8 octobre 2026 a examiné un projet de décret portant création, attributions et organisation de la Direction générale de la promotion de la femme, de l’équité et de l’égalité des sexes (DGPFEES).
Cette réforme marque une nouvelle étape dans l’évolution d’une structure créée en 2002. Elle vise à adapter ses missions aux orientations actuelles du gouvernement et aux engagements internationaux du Gabon en matière de protection et de promotion des droits des femmes.
Quatre priorités pour les femmes
La nouvelle direction générale aura pour mission de mettre en œuvre les politiques publiques relatives à la promotion de la femme et à l’égalité des sexes. Son action s’articulera autour de quatre axes : l’autonomisation économique, sociale et politique des femmes, la protection de leurs droits, la lutte contre les violences à leur encontre et l’amélioration de leur accès aux financements et aux opportunités.
Le projet entend ainsi donner un cadre plus structuré aux interventions publiques en faveur des femmes.
Une approche qui concerne toutes les politiques publiques
La DGPFEES devra également travailler avec les administrations, les collectivités locales, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux.
Autre responsabilité prévue : veiller à la prise en compte systématique de l’égalité entre les sexes dans les politiques, les programmes et les budgets publics. Cette orientation vise à intégrer les enjeux liés au genre dès la conception des actions de l’État, plutôt que de les traiter séparément.
Le dispositif de 2002 remplacé
Le projet de décret prévoit une meilleure coordination des actions menées en faveur des femmes sur l’ensemble du territoire, ainsi qu’un suivi renforcé des engagements internationaux du Gabon.
S’il est adopté, le texte abrogera le décret du 17 janvier 2002 qui encadrait jusque-là cette direction générale, ainsi que les dispositions antérieures contraires.
À travers cette refonte, le gouvernement entend donner un cadre institutionnel actualisé à la promotion des droits des femmes et à l’égalité des sexes.



