Ngounie : un pasteur écroué pour viol présumé et détournement de mineure

Un pasteur de 48 ans exerçant à l’Église de Béthanie de Ndendé a été placé sous mandat de dépôt le 16 octobre à la prison centrale de Mouila. Hervé N.O., marié et père de cinq enfants, est poursuivi pour viol présumé et détournement de mineure sur une adolescente de 16 ans. L’instruction judiciaire se poursuit, rapporte le quotidien l’union.
L’affaire a débuté le 2 octobre, avec l’interpellation du religieux par la brigade de gendarmerie de Ndendé, à la suite d’une plainte déposée par la mère de l’adolescente. Selon les premiers éléments de l’enquête, les faits présumés se seraient déroulés le 24 juillet à Libreville, où la jeune fille est scolarisée.
Proche de la famille, le pasteur séjournait alors dans la capitale pour participer à un séminaire. Ce jour-là, l’adolescente devait rejoindre sa grande sœur à Akanda, dans le secteur d’Okala. N’ayant pas les moyens de payer un taxi, elle aurait sollicité l’aide du religieux, qui aurait accepté de la conduire. Mais, selon le récit rapporté dans le cadre de l’enquête, il l’aurait plutôt emmenée à son domicile situé à Ozangue.
Des circonstances qui ont alerté la famille
Inquiète de ne pas avoir de nouvelles de sa sœur entre 10 heures et 16 heures, la grande sœur aurait contacté leur mère. Les recherches pour la joindre seraient d’abord restées infructueuses. Lorsqu’elle a finalement pu lui parler au téléphone, l’adolescente aurait expliqué se trouver seule dans une chambre.
Elle aurait indiqué avoir consommé un jus offert par le pasteur avant de s’endormir, puis s’être réveillée avec des saignements et des douleurs. Selon les éléments rapportés, elle serait restée quatre jours au domicile du religieux avant de pouvoir rejoindre sa sœur à Okala.
La famille aurait ensuite découvert des échanges à caractère intime dans le téléphone de la jeune fille. Convoqué par la mère, le pasteur aurait demandé pardon à genoux, d’après le récit de l’affaire.
L’instruction judiciaire se poursuit
Entendu par les enquêteurs, le mis en cause aurait présenté une version différente des faits, laissant entendre que la relation aurait été initiée par l’adolescente. Ces déclarations n’ont pas mis fin aux investigations.
Présenté au parquet le 5 octobre, il n’aurait pas été entendu au fond à cette date, faute de juge d’instruction disponible. Il a finalement été placé sous mandat de dépôt le 16 octobre à la prison centrale de Mouila.
Les faits reprochés restent présumés à ce stade de la procédure. L’instruction devra établir les circonstances exactes des faits et les responsabilités éventuelles.



