Diplomatie : six nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance à Oligui Nguema

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu, mardi 27 octobre 2026, au Palais Rénovation de Libreville, les lettres de créance de six nouveaux ambassadeurs accrédités au Gabon. Cette cérémonie marque une nouvelle étape dans les relations diplomatiques entre Libreville et les pays représentés, avec des perspectives de coopération dans des secteurs stratégiques, notamment la sécurité maritime, l’énergie, les investissements et la préservation de l’environnement.
Selon un communiqué de la présidence de la République transmis à l’Agence gabonaise de presse (AGP), quatre des diplomates résident à Libreville, tandis que deux autres sont basés à Kinshasa.
Six pays représentés à Libreville
Parmi les ambassadeurs résidents figurent Joseph John Gargadi, pour la République fédérale du Nigeria, Mazen Kabbara, pour la République libanaise, Bienvenido Esono Engonga Okomo, pour la Guinée équatoriale, et Hamza Hadj Cherif, pour la République algérienne démocratique et populaire.
La cérémonie s’est poursuivie avec la réception de Petr Selepa, ambassadeur de la République tchèque, et de Bjørn Klouman Bekken, ambassadeur du Royaume de Norvège, tous deux basés à Kinshasa.
À l’issue de la remise des lettres de créance, le chef de l’État s’est entretenu individuellement avec les diplomates afin d’examiner les perspectives de coopération entre le Gabon et leurs pays respectifs.
Sécurité maritime, énergie et commerce au centre des échanges
Avec le Nigeria et la Guinée équatoriale, les discussions ont notamment porté sur la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, la coopération énergétique, le développement des échanges commerciaux ainsi que la libre circulation des personnes et des biens.
Ces sujets revêtent un intérêt particulier pour le Gabon, dont les relations avec ses voisins et partenaires régionaux sont étroitement liées aux enjeux de sécurité maritime, d’intégration économique et de circulation transfrontalière.
Avec le Liban et l’Algérie, les échanges ont davantage porté sur les investissements directs, les infrastructures, les hydrocarbures, l’industrialisation et la formation professionnelle. Autant de secteurs dans lesquels Libreville souhaite développer des partenariats susceptibles de soutenir la diversification de son économie.
Environnement, technologies et agro-industrie : des pistes de partenariat
Le partenariat envisagé avec la Norvège devrait accorder une place importante à la préservation de l’environnement, à la gestion durable des ressources naturelles, à l’économie bleue et à la transition vers les énergies propres.
Ces domaines rejoignent plusieurs enjeux stratégiques du Gabon, notamment la valorisation durable de ses ressources naturelles et le développement d’activités économiques conciliant croissance et protection de l’environnement.
Pour sa part, la République tchèque pourrait renforcer sa coopération avec le Gabon dans le transfert de technologies, l’industrie, la santé, la défense, la sécurité et l’agro-industrie.
La diversité de ces domaines témoigne de la volonté affichée par les deux parties d’élargir les relations bilatérales au-delà des cadres traditionnels de coopération.
Le Gabon mise sur une diplomatie diversifiée
Selon la présidence, les diplomates ont salué les réformes et les efforts de développement engagés par le Gabon, tout en réaffirmant la volonté de leurs gouvernements respectifs d’accompagner la transformation du pays.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la réception de ces ambassadeurs constitue une occasion de réaffirmer l’orientation d’une diplomatie pragmatique et diversifiée, fondée notamment sur la coopération Sud-Sud et la recherche de partenariats mutuellement bénéfiques.
Au-delà de la cérémonie protocolaire, l’enjeu sera désormais de traduire les perspectives évoquées en projets concrets, notamment dans les secteurs des investissements, de l’énergie, de l’industrie, de la formation et de la protection de l’environnement.
La concrétisation de ces ambitions dépendra de la capacité des partenaires à transformer leurs engagements diplomatiques en initiatives durables au service du développement du Gabon.



