Politique

Affaire des biens mal acquis : l’UDB justifie la position du Gabon devant la justice française

L’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) veut clarifier la place du Gabon dans le dossier judiciaire des « biens mal acquis » en France. Lors d’une déclaration publique tenue le week-end dernier, le parti a notamment expliqué les raisons pour lesquelles l’État gabonais continue de participer à la procédure devant les juridictions françaises.

Au cœur du message porté par Alexandre Awassi, conseiller stratégique national de l’UDB, figure une distinction entre l’action de la République gabonaise et les différentes lectures politiques ou familiales susceptibles d’être faites autour de cette affaire.

Une démarche qui ne date pas de l’UDB

Pour le responsable politique, il serait erroné d’attribuer aux autorités actuelles l’origine de la démarche judiciaire engagée en France. Il rappelle que le Gabon avait déjà choisi de prendre part à la procédure sous le régime précédent.

L’État gabonais avait notamment été admis comme partie civile par la Cour d’appel de Paris le 14 mars 2023. L’UDB s’appuie sur cette chronologie pour souligner que la position actuelle de Libreville s’inscrit dans une continuité institutionnelle.

Défendre les intérêts de la République

La formation politique considère que la participation du Gabon doit être comprise sous l’angle de la défense des intérêts de l’État. Selon Alexandre Awassi, cette qualité de partie civile permet à la République de préserver ses droits et ses intérêts patrimoniaux dans le cadre de la procédure française.

L’UDB estime ainsi que les responsabilités attachées à l’État doivent être distinguées des enjeux politiques, partisans ou familiaux qui peuvent entourer le dossier.

L’appel à ne pas politiser davantage le dossier

Alors que cette affaire continue de susciter des réactions, le parti appelle à ne pas en faire un nouvel épisode de confrontation politique nationale. Il souhaite que le dossier soit examiné dans le cadre strict du droit et que les intérêts de la République restent au centre de la démarche.

L’UDB maintient par ailleurs son soutien à Brice Clotaire Oligui Nguema, son président fondateur, tout en affirmant que la procédure judiciaire ne devrait servir ni à alimenter des divisions ni à régler des différends politiques.

Pour le parti, la question essentielle demeure donc celle de la protection des intérêts de l’État gabonais dans une procédure conduite par la justice française.

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

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