Société

Lambaréné : de faux agents de la DGDI réclament de l’argent pour libérer des proches

Lambaréné — Une nouvelle escroquerie ciblant les familles de personnes interpellées est signalée dans le Moyen-Ogooué. Des individus se présentant comme des agents de la Direction générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDI) contacteraient leurs victimes par téléphone pour leur soutirer de l’argent, sous couvert d’obtenir la libération d’un proche.

L’alerte a été lancée par l’Antenne provinciale de la DGDI du Moyen-Ogooué, dans un communiqué rapporté par l’Agence gabonaise de presse (AGP) le 2 octobre 2026.

Le procédé repose sur un scénario destiné à provoquer une réaction immédiate. Les escrocs affirment détenir ou connaître une personne placée en garde à vue dans les locaux de la DGDI, puis demandent à ses proches de transférer rapidement une somme d’argent, généralement via un service de mobile money, en échange de sa prétendue remise en liberté.

La DGDI dément toute demande d’argent

L’administration dément catégoriquement être à l’origine de ces sollicitations. Elle précise qu’aucun de ses agents ne demande à distance de l’argent à une famille pour faire libérer une personne interpellée.

Les autorités rappellent également que les procédures liées aux convocations, interpellations et gardes à vue sont encadrées par la loi. Elles ne peuvent donc pas être réglées par une transaction informelle effectuée au téléphone.

Vérifier avant tout transfert

Face à cette nouvelle méthode d’escroquerie, les habitants de Lambaréné et des localités voisines sont invités à ne pas agir dans la précipitation. Même lorsqu’un interlocuteur fournit des informations personnelles sur un proche ou prétend appartenir à la DGDI, son identité et la réalité de l’interpellation doivent être vérifiées avant toute opération financière.

En cas de doute, la DGDI recommande de se rendre directement dans ses locaux pour obtenir confirmation. Les personnes confrontées à une tentative d’arnaque peuvent également saisir les services de police ou de gendarmerie.

À travers cette mise en garde, l’Antenne provinciale entend surtout couper court à un mécanisme fondé sur l’urgence et l’inquiétude des familles, afin d’éviter que de nouvelles victimes ne tombent dans le piège.

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

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