Maroc vs Gabon : les Panthères privées de conférence de presse et de reconnaissance du terrain

À quelques heures du choc entre le Maroc et le Gabon, la préparation des Panthères suscite des interrogations. La sélection gabonaise n’a pas eu droit à sa conférence de presse d’avant match ni à la traditionnelle reconnaissance du terrain du Stade Prince Moulay Abdellah, où se disputera la rencontre.
Pourtant, le règlement de la CAF encadre précisément la préparation de l’équipe visiteuse. L’article 16 prévoit notamment une séance d’entraînement d’une heure sur le terrain du match, la veille de la rencontre, à l’horaire correspondant à celui du coup d’envoi. Lorsque la rencontre se joue en soirée, les projecteurs doivent également être allumés.
Le règlement prévoit certes une exception lorsque l’état de la pelouse ne permet pas d’y organiser une séance. Dans ce cas, les officiels peuvent décider d’interdire l’entraînement afin de préserver le terrain. Mais encore faut il que cette décision soit justifiée par les conditions réelles de la pelouse et qu’une solution alternative soit prévue pour permettre à l’équipe visiteuse de préparer physiquement et visuellement la rencontre.
Dans le cas présent, aucune explication claire n’a été communiquée sur les raisons ayant conduit à empêcher les Panthères d’effectuer leur reconnaissance du terrain. La question reste donc entière : pourquoi le Gabon n’a t il pas pu prendre ses repères sur la pelouse qui accueillera le match ?

Autre élément à relever dans cette préparation particulière : aucune des deux sélections n’a tenu de conférence de presse d’avant match. Une absence qui prive les médias et le public des traditionnelles déclarations des sélectionneurs et des joueurs à la veille de la rencontre.
Pris séparément, ces éléments peuvent relever de considérations organisationnelles. Mais à quelques heures du coup d’envoi, leur accumulation interpelle. Pour les Panthères, l’enjeu est désormais de se concentrer sur le terrain malgré une préparation qui n’a pas suivi le scénario habituel d’une rencontre internationale.
Reste à savoir si les dispositions prévues par la CAF ont été pleinement respectées et si les mêmes conditions de préparation ont été garanties aux deux sélections.
À Rabat, les questions restent donc nombreuses avant le coup d’envoi de ce Maroc-Gabon.



