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IA : les startups gabonaises explorent les dispositifs d’appui du PNUD

Les entrepreneurs gabonais spécialisés dans l’intelligence artificielle pourraient prochainement bénéficier de nouveaux dispositifs d’accompagnement proposés par l’AI Hub du bureau italien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Une rencontre organisée jeudi à la Maison verte du PNUD Gabon a permis de présenter ces mécanismes aux acteurs locaux du numérique.

La séance s’est tenue en présence de Youri Yangari, conseiller technique auprès du ministre de l’Économie numérique, alors que le Gabon vient d’achever trois jours de concertation consacrés à l’élaboration de sa future stratégie nationale sur l’intelligence artificielle.

Identifier les besoins des entreprises

Pour les autorités gabonaises, cette rencontre doit permettre de mieux cerner les capacités actuelles des startups utilisant l’IA et les obstacles qui limitent leur développement.

Les échanges ont notamment porté sur les besoins en infrastructures informatiques, en puissance de calcul et en cybersécurité. L’objectif affiché est de déterminer, entreprise par entreprise, les formes d’appui susceptibles de permettre aux jeunes pousses de passer à une nouvelle étape de leur développement.

Du calcul informatique aux secteurs prioritaires

L’AI Hub propose deux principaux axes d’intervention. Le premier s’intéresse aux conditions nécessaires au développement d’un écosystème IA solide, notamment les données, les capacités de calcul, les modèles de langage et les mécanismes de gouvernance.

Le second s’adresse aux entrepreneurs qui utilisent déjà l’intelligence artificielle pour répondre à des problématiques concrètes. Plusieurs domaines sont ciblés, parmi lesquels l’agriculture, l’énergie, la santé, l’éducation, l’eau et les services financiers.

Des GPU et un accompagnement technique

Parmi les programmes présentés figure le Compute & Talent Accelerator, qui doit permettre à des innovateurs africains d’accéder à des ressources de calcul et à des GPU via des infrastructures de Microsoft, AWS et CINECA. Le dispositif prévoit également un accompagnement technique et une mise en relation avec différents partenaires.

L’AI Infrastructure Builder vise pour sa part les acteurs travaillant sur les infrastructures nécessaires au développement de l’IA en Afrique, avec un accès à des ressources financières et à de l’expertise.

D’autres mécanismes concernent le développement d’outils d’IA vocale dans les langues africaines ainsi que la cybersécurité, notamment à travers l’initiative Cyber4Africa, portée avec Cyber 4.0 et Cisco.

Des besoins très concrets chez les entrepreneurs gabonais

La question de l’accès aux équipements apparaît comme l’une des principales attentes exprimées durant les échanges.

Jannaï Richard, fondateur de Nexus AI, qui développe notamment une intelligence artificielle entraînée sur un modèle gabonais et capable de s’exprimer en fang, souhaite ainsi renforcer ses capacités matérielles. Il estime que l’insuffisance de puissance informatique ralentit actuellement le développement de ses projets.

D’autres entrepreneurs, à l’image de Sonia Ntsame Essono, voient dans ces dispositifs une occasion de structurer davantage leurs activités et de bénéficier d’un accompagnement adapté.

Les startups intéressées sont appelées à présenter leurs solutions sur la plateforme dédiée afin de participer au processus de sélection de l’AI Hub.

Cinq piliers pour développer l’IA en Afrique

Le dispositif du PNUD repose sur cinq axes : les données, le calcul vert, les talents, la confiance et le financement.

Soutenu par le G7 et copiloté par le ministère italien des Entreprises et du Made in Italy et le PNUD, l’AI Hub s’inscrit dans le cadre du Plan Mattei Italie-Afrique. Il rassemble des acteurs privés provenant de plusieurs pays africains et du G7 avec l’ambition de favoriser le développement de solutions d’intelligence artificielle adaptées aux réalités du continent.

Pour les startups gabonaises, l’enjeu est désormais de transformer ces possibilités d’accompagnement en ressources concrètes pour accélérer leurs projets et renforcer leur présence dans l’écosystème numérique national.

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

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