Libreville mise sur les drones pour moderniser l’entretien de ses bâtiments publics

La mairie de Libreville s’intéresse à de nouvelles solutions technologiques pour améliorer la maintenance de son patrimoine immobilier. Une démonstration de nettoyage par drone, organisée le lundi 12 octobre 2026 par Drone Clean Building Service (DCBS), a permis aux autorités municipales de découvrir une méthode alternative aux interventions classiques sur les façades et les surfaces difficiles d’accès.
L’esplanade Georges Damas Aleka a accueilli cette présentation en présence du maire de Libreville, Eugène Mba, de ses adjoints, de plusieurs maires d’arrondissement et de techniciens. À travers cette initiative, l’entreprise DCBS entend montrer comment les drones peuvent contribuer à faire évoluer les pratiques d’entretien des infrastructures urbaines.
Présentant la solution, le responsable du projet, Hussein Rihan, a mis en avant des appareils dotés de dispositifs de pulvérisation à haute pression. Ces équipements sont destinés notamment au nettoyage des façades, avec l’ambition de réduire le recours aux installations traditionnelles et de limiter les risques auxquels sont exposés les travailleurs lors des opérations en hauteur.
Les applications proposées par DCBS ne se limitent toutefois pas aux murs extérieurs des bâtiments. L’entreprise intervient également dans le nettoyage des vitres, des panneaux solaires et des surfaces composites. Son offre comprend aussi l’inspection technique des édifices, la cartographie aérienne ainsi que les études de voirie, des domaines dans lesquels les drones peuvent apporter un appui aux opérations de terrain.
Pour la municipalité, cette technologie représente une piste à examiner dans le cadre de l’amélioration des services urbains. L’intérêt manifesté par le maire Eugène Mba ouvre la voie à une réflexion sur les conditions d’utilisation de ces équipements pour l’entretien des infrastructures communales.
L’adoption d’un tel dispositif dépendra néanmoins de plusieurs paramètres, notamment son coût, ses performances, les règles encadrant son utilisation et son adéquation avec les besoins des services municipaux. La démonstration constitue donc une première occasion d’apprécier les possibilités offertes par cette méthode, sans préjuger de son déploiement effectif.
À Libreville, l’enjeu est désormais de déterminer si le nettoyage par drone peut devenir un outil opérationnel au service de la maintenance du patrimoine public. Au-delà de l’innovation technologique, sa valeur se mesurera à sa capacité à améliorer la sécurité des interventions, à faciliter l’entretien des bâtiments et à répondre durablement aux exigences de la gestion urbaine.



