600 débiteurs, 1 700 milliards : le compte à rebours touche à sa fin

Le délai accordé aux quelque 600 débiteurs de l’État arrive à expiration ce mercredi 7 octobre 2026. Au terme de cette échéance, le gouvernement est désormais attendu sur les suites concrètes à donner au dossier des 1 700 milliards de FCFA de débets et d’amendes recensés par la Cour des comptes entre 1994 et 2022.
L’heure n’est plus aux annonces. À partir de ce jeudi 8 octobre, l’exécutif devra surtout montrer ce qui a été effectivement réalisé depuis le lancement de l’opération de régularisation.
Que s’est-il passé pendant le délai ?
Pour l’instant, aucune communication officielle ne permet de mesurer l’ampleur des régularisations intervenues durant la période impartie.
Ni le montant effectivement recouvré, ni le nombre de débiteurs ayant soldé leur situation, ni celui des dossiers restant en suspens n’ont été rendus publics.
Une situation qui laisse planer le doute sur l’efficacité du dispositif engagé par les autorités pour récupérer les sommes dues au Trésor public.
Le prochain rendez-vous : la justice
L’enjeu principal se situe désormais dans le traitement des dossiers qui n’auront pas été régularisés.
Le gouvernement avait annoncé que les situations non apurées seraient transmises à la Cour criminelle spécialisée. Reste donc à savoir combien de dossiers seront concernés et surtout si cette promesse sera effectivement suivie d’effet.
Le 8 octobre pourrait ainsi constituer un premier test de crédibilité pour l’exécutif.
Le changement à la Cour des comptes brouille davantage les cartes
Cette échéance intervient par ailleurs dans un contexte institutionnel particulier. Le 16 septembre 2026, Alex Euv Moutsiangou a été écarté de son poste de Premier président de la Cour des comptes à l’issue du Conseil supérieur de la Magistrature.
Depuis cette éviction, aucune indication publique n’est venue éclairer la poursuite du dossier des débets et amendes.
Cette absence de communication nourrit les interrogations sur la continuité du processus, mais aussi sur la capacité de l’institution à poursuivre sereinement le travail engagé.
Après le 7 octobre, place aux résultats
L’échéance du 7 octobre ne devrait donc pas constituer le point final de l’affaire, mais plutôt le début d’une nouvelle phase.
Les autorités devront désormais rendre compte des régularisations obtenues et préciser le sort réservé aux débiteurs qui n’auront pas répondu à l’ultimatum.
À défaut de chiffres, de décisions et de transmissions effectives à la justice, le délai accordé risque de rester une échéance administrative de plus dans une affaire qui porte pourtant sur 1 700 milliards de FCFA.



