Le ministère de la Fonction publique prévoit un budget de 5,38 milliards de FCFA pour 2027

Présenté devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale, le projet de budget 2027 du ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités s’établit à 5,38 milliards de FCFA, en baisse par rapport à l’exercice précédent. La ministre Laurence Mengue Me Nzeghe épouse Ndong a également fait le point sur plusieurs dossiers relatifs à la régularisation administrative des agents publics.
Le ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités entend poursuivre la modernisation de l’administration gabonaise en 2027. C’est l’orientation défendue par la ministre Laurence Mengue Me Nzeghe épouse Ndong, lors de son audition, le dimanche 25 octobre, devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour l’exercice 2027.
Pour la mission 28, intitulée « Fonction publique et Modernisation de l’État », l’enveloppe budgétaire sollicitée s’élève précisément à 5 388 553 602 FCFA, contre 5 828 042 039 FCFA en 2026. Cette évolution représente une baisse d’environ 7,5 %.
À la date de l’audition, les dépenses exécutées au titre de l’exercice 2026 atteignaient 1 872 130 001 FCFA.
« Le ministère dont j’ai la charge va poursuivre ses efforts de réforme de l’administration publique et de modernisation de l’État, en centrant son activité autour des objectifs définis », a déclaré la ministre devant les parlementaires.
La modernisation de l’administration au cœur des priorités
Pour l’exercice 2027, le département ministériel entend poursuivre plusieurs chantiers destinés à améliorer la gestion des ressources humaines de l’État et le fonctionnement des services administratifs.
Parmi les priorités annoncées figurent l’optimisation de la gestion des ressources humaines à l’horizon 2029, la mise en place d’un répertoire interministériel des métiers de l’État, ainsi que l’interconnexion des postes de gestion.

Le ministère prévoit également d’assurer le fonctionnement régulier de ses services centraux. Ces actions s’inscrivent dans une démarche de modernisation visant à améliorer l’organisation administrative et à renforcer l’efficacité des services publics.
La mise en œuvre de ces objectifs devra toutefois tenir compte des moyens budgétaires disponibles et des contraintes liées à la gestion quotidienne de l’administration.
Régularisation des agents de la Communication : 362 mises en solde finalisées
Au cours des échanges avec les députés, plusieurs préoccupations relatives à la situation administrative des agents publics ont été soulevées, notamment la régularisation des personnels du ministère de la Communication.
Sur les 500 postes budgétaires annoncés en faveur de ces agents, la ministre a indiqué que 362 mises en solde avaient déjà été finalisées. Les 138 dossiers restants font actuellement l’objet d’un traitement progressif.
Pour assurer le suivi de cette opération, un mécanisme paritaire réunissant des représentants de l’administration et des syndicats a été mis en place.
Cette démarche vise à accompagner la régularisation des agents concernés et à faciliter le suivi des dossiers encore en attente.
MONP : pas de titularisation automatique
La situation des agents diplômés de la Main-d’œuvre non permanente (MONP) a également figuré parmi les questions abordées lors de l’audition.
Sur ce point, Laurence Mengue Me Nzeghe épouse Ndong a rappelé que le statut d’agent de la MONP ne donne pas automatiquement accès au statut de fonctionnaire.
Elle a toutefois précisé que les départements ministériels disposant de quotas budgétaires pouvaient proposer la titularisation des agents remplissant les conditions requises.
Cette précision souligne que l’intégration dans la fonction publique demeure conditionnée par les procédures administratives applicables et la disponibilité des postes budgétaires.
Pour les agents concernés, l’enjeu reste donc de satisfaire aux critères exigés et de bénéficier des possibilités d’intégration ouvertes par les administrations compétentes.
Un budget attendu au service des réformes
Avec cette enveloppe de 5,38 milliards de FCFA, le ministère de la Fonction publique entend poursuivre ses efforts de modernisation et de rationalisation de la gestion administrative.
L’examen du budget 2027 intervient dans un contexte où les attentes des agents publics restent importantes, notamment en matière de régularisation des situations administratives, de mise en solde et d’amélioration des procédures de gestion.
Les auditions des membres du gouvernement se poursuivent à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2027. Les arbitrages budgétaires à venir permettront de préciser les ressources effectivement allouées aux différentes missions de l’État et les moyens mobilisés pour mettre en œuvre les réformes annoncées.



