Libreville : vigilance dans les stations-service, des automobilistes soupçonnent des pompistes de les voler

À Libreville, des automobilistes expriment leurs inquiétudes concernant la quantité de carburant réellement versée dans leurs réservoirs lors du passage à la pompe. Dans plusieurs stations-service de la capitale, certains usagers soupçonnent des pratiques frauduleuses, allant jusqu’à se demander s’ils paient parfois pour du carburant qui n’est pas intégralement délivré.
Parmi les automobilistes qui témoignent, M. Koumba affirme avoir l’habitude de dépenser 15 000 FCFA en carburant tous les deux jours. Une fréquence qui lui permet, selon lui, de bien connaître la consommation de son véhicule. Pourtant, des doutes persistent chez plusieurs usagers, qui s’interrogent sur la quantité effectivement obtenue au regard des sommes déboursées.
Le rappeur M.H.L. a également raconté une expérience qui l’a interpellé. Selon son témoignage, alors qu’il souhaitait acheter 10 000 FCFA de carburant, il aurait constaté, en se retournant, que le compteur affichait déjà 8 000 FCFA. Plus étonnant encore, après avoir démarré son véhicule, il affirme que la jauge de carburant n’avait pas bougé. De quoi nourrir ses soupçons sur la quantité réellement versée dans son réservoir.

Les automobilistes paient-ils parfois pour de l’air plutôt que pour du carburant ? Entre soupçons de pompes potentiellement trafiquées et interrogations sur les pratiques de certains pompistes, les consommateurs réclament davantage de transparence. Toutefois, ces témoignages ne suffisent pas à établir l’existence d’une fraude : des vérifications techniques sont nécessaires pour déterminer si les anomalies signalées sont réelles et en identifier les causes.
Dans ce contexte, l’Agence gabonaise de normalisation (AGANOR), notamment à travers ses missions en matière de métrologie légale, constitue un acteur important pour contrôler la conformité des équipements de distribution. Des vérifications permettraient de s’assurer que les volumes affichés correspondent bien aux quantités délivrées et de sanctionner d’éventuelles irrégularités, si elles sont établies.
En attendant, la prudence reste de mise pour les automobilistes. Dans les stations-service, une question mérite des réponses : le montant payé correspond-il toujours à la quantité de carburant effectivement versée dans le réservoir ?



