Économie

Gab’Oil : Yves Fernand Manfoumbi lance un audit de 60 jours pour redresser l’entreprise

Yves Fernand Manfoumbi a officiellement pris ses fonctions de président du conseil d’administration de Gab’Oil S.A. le lundi 26 octobre 2026, à l’occasion d’une cérémonie de passation de charges. Face aux défis financiers de cette entreprise publique, le nouveau dirigeant entend engager un audit global de 60 jours, préalable à la mise en œuvre d’un plan de redressement destiné à renforcer son autonomie financière et à soutenir durablement son développement.

Le message du nouveau président est clair : Gab’Oil doit progressivement sortir de sa dépendance aux soutiens financiers périodiques pour assurer son fonctionnement. Pour Yves Fernand Manfoumbi, l’entreprise dispose d’atouts qu’elle doit mieux valoriser, notamment ses infrastructures, son réseau de stations-service et l’expérience de ses collaborateurs.

L’enjeu consiste désormais à transformer ces ressources en leviers de performance, afin de consolider les finances de la société, d’améliorer sa rentabilité et de dégager les moyens nécessaires au financement de ses propres activités.

Un audit de 60 jours pour établir un diagnostic précis

La première mesure annoncée par Yves Fernand Manfoumbi est la proposition d’un audit global de 60 jours au conseil d’administration. Cet examen devra permettre de dresser un état des lieux de la situation de Gab’Oil et d’identifier les principaux facteurs qui pèsent sur ses performances.

Le diagnostic portera notamment sur les finances, les dettes, les créances, les stocks, les contrats ainsi que la rentabilité des différentes stations-service. L’objectif sera de disposer de données précises pour mieux apprécier la situation réelle de l’entreprise et déterminer les mesures correctives prioritaires.

À l’issue de cet exercice, les conclusions devraient servir de fondement à une feuille de route structurée, assortie d’objectifs chiffrés et d’échéances précises. Cette démarche doit permettre de passer d’un constat général des difficultés à un programme d’action mesurable, dont les résultats pourront être évalués dans le temps.

L’audit constitue donc une étape préalable essentielle, même si sa mise en œuvre et ses conclusions restent attendues.

Repenser le modèle économique de Gab’Oil

Au-delà du diagnostic financier, le nouveau président souhaite faire évoluer le modèle économique de l’entreprise publique. Si la distribution de carburant demeure au cœur de ses activités, Gab’Oil est appelée à renforcer d’autres maillons de sa chaîne de valeur.

Les priorités évoquées concernent notamment l’approvisionnement, les capacités de stockage et la logistique. Le développement des activités à destination des entreprises figure également parmi les pistes envisagées pour diversifier les sources de revenus et améliorer les marges.

Cette orientation vise à renforcer la trésorerie et à donner à la société davantage de moyens pour financer ses investissements. À terme, l’ambition est de construire un modèle économique plus solide, capable de soutenir les opérations courantes sans recourir systématiquement à des appuis financiers extérieurs.

La réussite de cette transformation dépendra toutefois de la capacité de Gab’Oil à améliorer effectivement sa rentabilité, à maîtriser ses charges et à traduire les orientations stratégiques en résultats concrets.

Les collaborateurs au cœur du redressement

Yves Fernand Manfoumbi a également adressé un message aux salariés de Gab’Oil, dont l’implication sera déterminante dans la mise en œuvre des réformes annoncées. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la rigueur dans la gestion, le sens des responsabilités et la transparence au sein de l’entreprise.

« La performance n’est pas seulement une exigence financière, c’est une culture », a-t-il déclaré, appelant les équipes à s’inscrire dans une dynamique collective de transformation.

Cette dimension organisationnelle sera importante pour accompagner les changements envisagés, améliorer les pratiques internes et responsabiliser les différents acteurs de la chaîne de gestion.

Le nouveau président a par ailleurs salué le travail de son prédécesseur, Rufin Martial Moussavou, auquel il succède à la tête du conseil d’administration.

Devenir une entreprise capable de financer son développement

En prenant les commandes de Gab’Oil, Yves Fernand Manfoumbi affiche une ambition qui dépasse le simple rééquilibrage des comptes. Il entend faire de l’entreprise publique un acteur économiquement plus autonome, capable de mobiliser ses propres ressources pour investir et se développer.

« Non plus une entreprise à soutenir, mais une force pour le Gabon » : cette formule résume l’orientation qu’il souhaite donner à la société.

La première échéance sera celle de l’audit annoncé. Ses conclusions permettront de préciser l’ampleur des difficultés, les marges de manœuvre disponibles et les mesures à engager. C’est sur la base de ce diagnostic que pourra être appréciée la capacité du nouveau dirigeant à concrétiser ses ambitions de redressement.

Pour Gab’Oil, le défi est désormais de transformer les objectifs annoncés en améliorations tangibles de sa situation financière, de son fonctionnement et de sa contribution à l’économie nationale.

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

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