Économie

CEMAC : les anciennes pièces de monnaie retirées de la circulation dès novembre 2026

Les pièces de monnaie des gammes 1958 à 1985 ne pourront plus être utilisées dans les transactions au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à partir du 1er novembre 2026. La décision a été entérinée récemment à N’Djamena, au Tchad, par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), selon des sources concordantes.

Cette mesure marque une nouvelle étape dans la modernisation de la circulation monétaire de la sous-région. Elle prévoit le retrait du cours légal et du pouvoir libératoire des anciennes pièces, au profit de la gamme « Type 2024 », mise en circulation le 2 avril 2025. L’objectif est d’uniformiser davantage les moyens de paiement et de faciliter l’adoption des nouvelles pièces dans les six pays membres de la CEMAC.

La réussite de cette transition dépendra toutefois de la disponibilité de la petite monnaie, dont l’insuffisance constitue une difficulté récurrente dans plusieurs économies de la sous-région. Pour y remédier, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) prévoit de mettre en circulation 500 millions de nouvelles pièces chaque année, avec pour ambition de constituer un stock de trois milliards d’unités à l’horizon 2030.

Présidée par le ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin, la session a également rappelé les conséquences de l’échéance fixée. À compter du 1er novembre 2026, les pièces concernées ne pourront plus être utilisées pour effectuer des achats ou régler des dettes. Les conditions pratiques d’échange ou de remboursement de ces anciennes pièces restent néanmoins à préciser.

Par ailleurs, les travaux du Comité ministériel ont porté sur la situation macroéconomique de la sous-région et sur le suivi des recommandations formulées à l’issue des récentes rencontres avec le Fonds monétaire international (FMI), à Washington.

À quelques mois de l’entrée en vigueur de cette réforme, l’enjeu sera donc d’assurer un approvisionnement suffisant en nouvelles pièces et d’informer les populations afin de limiter les perturbations dans les échanges commerciaux et les paiements quotidiens.

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

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