Burkina Faso : le gouvernement rétablit la peine de mort

Le gouvernement burkinabè réintroduit la peine de mort dans son arsenal juridique. Le mardi 20 octobre 2026, les 71 députés ont adopté à l’unanimité un nouveau Code pénal prévoyant la peine capitale pour plusieurs infractions, notamment le terrorisme, l’espionnage et la trahison.
Selon le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, cette mesure concerne également les auteurs ou complices de l’importation de produits périmés ou prohibés susceptibles d’entraîner la mort. Les autorités dirigées par le capitaine Ibrahim Traoré justifient cette réforme par la volonté de renforcer l’ordre public, de protéger les personnes et les biens et de lutter contre la criminalité économique et financière.
Le nouveau Code pénal prévoit aussi un durcissement des sanctions pour plusieurs infractions. Les personnes reconnues coupables de détournement de fonds publics pourront notamment encourir la prison à vie, assortie d’une amende pouvant atteindre le triple du montant détourné. Les sanctions liées à la sécurité routière sont également renforcées, tandis que le texte maintient la pénalisation de l’homosexualité et des pratiques assimilées et crée de nouvelles infractions liées aux technologies de l’information et de la communication.
Retirée du Code pénal en 2018, la peine de mort fait ainsi son retour dans la législation burkinabè. Cette réforme marque un tournant majeur dans la politique pénale du pays dirigé par les autorités militaires.



