Libreville : des toilettes sèches pour économiser l’eau potable et produire du compost

Libreville — Et si les toilettes de demain à Libreville fonctionnaient sans une seule goutte d’eau ? C’est le pari porté par Obone Régisse, qui a présenté, mercredi 30 septembre 2026 à la mairie de Libreville, un projet de toilettes sèches destinées à améliorer l’assainissement tout en limitant la consommation d’eau potable.
Une alternative aux toilettes classiques
Présentée au troisième adjoint au maire, Issa Malam Salatou, ainsi qu’à plusieurs responsables municipaux, l’initiative repose sur un principe simple : remplacer le recours à l’eau pour l’évacuation des matières par l’utilisation de copeaux de bois.
Le dispositif pourrait ainsi être déployé dans différents lieux très fréquentés de la capitale, notamment les marchés, les gares routières et certains quartiers confrontés à des difficultés d’accès aux infrastructures sanitaires.
L’objectif affiché est double : proposer des équipements sanitaires plus accessibles et réduire la pression exercée sur les ressources en eau potable.

Des déchets transformés en ressource
L’autre particularité du projet réside dans le devenir des matières collectées. Le dispositif prévoit leur traitement et leur valorisation sous forme de compost, notamment pour des usages agricoles.
Cette approche s’inscrit dans une logique d’économie circulaire, avec l’ambition de transformer les déchets organiques en ressource plutôt que de les considérer uniquement comme des rejets à éliminer.
Un projet à dimension environnementale et économique
Au-delà de la question sanitaire, les promoteurs mettent en avant plusieurs retombées potentielles : diminution du gaspillage d’eau, réduction des risques liés aux systèmes d’assainissement défaillants et amélioration de la gestion des déchets organiques.
Le projet pourrait également générer des activités autour de la collecte, du traitement et de la production de compost, avec à la clé la création d’emplois locaux.
Présentée à la municipalité comme une piste alternative pour accompagner les politiques d’assainissement, l’initiative devra désormais faire l’objet d’un examen plus approfondi avant une éventuelle expérimentation dans différents secteurs de Libreville.



