Diplomatie : six projets de loi examinés au Sénat, les partenariats du Gabon interrogés

Le Gabon poursuit l’examen de plusieurs textes destinés à encadrer et à renforcer ses relations avec ses partenaires étrangers. Le 14 octobre 2026, la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, chargée de l’Intégration et des Gabonais de l’étranger, Marie Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a été auditionnée par les membres de la Commission des Affaires étrangères du Sénat pour présenter six projets de loi liés à des accords internationaux.
Ces textes concernent notamment la coopération militaire avec la Serbie, les relations entre l’Union européenne et les pays membres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), ainsi que des partenariats avec Cuba et les Émirats arabes unis. Le dossier relatif à la création du Centre international des mangroves figure également parmi les textes soumis à l’examen des sénateurs.
Des accords aux enjeux multiples
Parmi les projets présentés figure la ratification de l’accord de coopération en matière de défense conclu entre le Gabon et la Serbie, signé le 20 mai 2024 à Belgrade. Les sénateurs se sont également penchés sur le texte portant modification de la loi du 31 juillet 2024 relative au serment des ambassadeurs.
La liste comprend aussi l’accord de Samoa, signé le 15 novembre 2023 entre les États membres de l’Union européenne et ceux de l’OEACP, ainsi qu’un accord avec Cuba portant sur l’exécution des sentences pénales. Un autre projet concerne la ratification de l’accord de partenariat économique global conclu avec les Émirats arabes unis le 6 février 2026 à Abou Dhabi.

Enfin, les parlementaires ont examiné le projet autorisant la ratification de l’accord portant création du Centre international des mangroves, une initiative qui soulève des enjeux liés à la protection des écosystèmes côtiers.
Les sénateurs demandent des éclaircissements
Au-delà de la présentation des motifs justifiant ces textes, les échanges en commission ont fait ressortir plusieurs préoccupations. Concernant les mangroves, les sénateurs ont notamment interrogé le gouvernement sur les mécanismes de protection de ces milieux au Gabon, leur rôle dans la préservation de la biodiversité et les implications budgétaires liées à la ratification de l’accord. Les modalités concrètes de financement ont également été évoquées.
Les partenariats avec la Serbie, Cuba et les Émirats arabes unis ont, eux aussi, suscité des questions sur leur intérêt stratégique, leurs retombées économiques potentielles et leurs éventuelles conséquences financières et politiques pour le pays.
Ces interrogations traduisent la volonté des parlementaires d’apprécier la portée des engagements internationaux envisagés, au-delà de leur dimension diplomatique. L’enjeu consiste notamment à déterminer dans quelle mesure ces accords répondent aux priorités nationales et quels moyens seront nécessaires à leur mise en œuvre.
L’examen des six projets de loi se poursuit au sein de la commission. Leur adoption éventuelle devra intervenir au terme du processus parlementaire prévu à cet effet.



