Société

Fonction publique : Laurence Ndong refuse de publier les noms des 1 473 agents en abandon de poste

Les noms des 1 473 agents publics retenus pour abandon de poste ne seront pas rendus publics. La ministre de la Fonction publique et du Renforcement des Capacités, Laurence Ndong, l’a clairement indiqué mardi 22 septembre 2026, au moment de présenter les conclusions de la Commission exceptionnelle des litiges issue du recensement de la Task-Force.

Pour la ministre, il n’est pas question de transformer cette opération administrative en exposition publique des agents concernés. La procédure relève, selon elle, de la relation entre chaque fonctionnaire et son employeur et doit être traitée dans le cadre prévu par les textes.

« Il n’est pas question d’exposer la liste, elle ne regarde personne. Elle concerne l’employé et son employeur », a déclaré Laurence Ndong, qui estime qu’une faute professionnelle ne justifie pas une mise à la vindicte publique.

La ministre rappelle ainsi que les personnes concernées ont des familles et que leur situation doit être traitée dans un cadre administratif. Le gouvernement entend donc sanctionner les situations irrégulières sans publier l’identité des agents concernés.

Cette décision intervient alors que la Commission exceptionnelle des litiges a examiné 1 765 situations d’agents absents de leur poste. Parmi elles, 1 473 ont finalement été qualifiées d’abandons de poste. Les autres dossiers concernent notamment des retraites, des décès, des ruptures de contrats ou encore d’anciens membres de cabinets.

La ministre a également révélé que plusieurs agents recherchés avaient été localisés à l’étranger grâce au croisement des informations avec les services de documentation et d’immigration. D’autres restent sans localisation connue.

Si les noms resteront confidentiels, l’administration entend en revanche tirer les conséquences des irrégularités constatées. Le recensement a notamment mis au jour des absences tolérées, des actes antidatés, des signatures effectuées sans habilitation et des recrutements réalisés sans validation des ressources humaines.

Le choix du gouvernement est donc clair : pas de liste publique, mais des procédures administratives et, lorsque les responsabilités seront établies, des sanctions.

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

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