Gabon : un nouveau gisement de fer à Mebaga estimé à 600 millions de tonnes

Le Gabon pourrait bientôt renforcer son potentiel minier avec la mise en valeur du gisement de fer de Mebaga, situé dans le nord du pays. Selon les informations rapportées par Sika Finance, ce site renfermerait des ressources évaluées à environ 600 millions de tonnes. Les travaux de recherche et d’exploration seraient achevés, ouvrant la voie à une éventuelle phase d’exploitation.
Interrogé dans le cadre d’un entretien publié le 3 novembre 2026, le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a évoqué une première échéance pour le démarrage des activités extractives. Le calendrier envisagé pointe vers mars 2027. Cette date reste toutefois indicative, les discussions avec les investisseurs pouvant entraîner un ajustement du programme.
Un calendrier encore dépendant des investisseurs
Malgré l’avancement annoncé des travaux d’exploration, plusieurs paramètres essentiels ne sont pas encore connus. Le montant des investissements nécessaires, les équipements industriels à mobiliser et les capacités annuelles de production n’ont pas été précisés.
La concrétisation du projet dépendra notamment de la conclusion des négociations avec les partenaires financiers et industriels. Ces échanges devront permettre de réunir les moyens nécessaires à la construction des infrastructures et à la mise en place des installations d’extraction.
L’échéance de mars 2027 constitue donc un objectif de travail plutôt qu’une date ferme de lancement. La suite du processus permettra de mesurer la capacité du projet à passer de la phase préparatoire à une exploitation effective.
Le fer, un levier pour diversifier les exportations
La mise en valeur de Mebaga s’inscrit dans la volonté du Gabon de développer davantage ses ressources en minerai de fer. Jusqu’ici, les exportations minières du pays reposent largement sur le manganèse. L’arrivée de nouveaux projets ferrifères pourrait progressivement modifier cette structure et élargir les sources de revenus du secteur extractif.
Dans cette perspective, Mebaga pourrait compléter les ambitions portées autour du projet de Bélinga, auquel sont associés Fortescue et Ivindo Iron. La progression de ces différents chantiers permettrait au pays de consolider sa place dans l’industrie minière régionale.
Au-delà des volumes annoncés, l’enjeu sera également de déterminer les retombées économiques de cette nouvelle exploitation. Les conditions de financement, le niveau de transformation locale et les perspectives de production seront déterminants pour apprécier la contribution réelle de Mebaga à l’économie gabonaise.
Avec ses 600 millions de tonnes de ressources estimées, le gisement représente ainsi un potentiel important. Sa mise en exploitation reste néanmoins tributaire des accords à conclure avec les investisseurs et de la finalisation des moyens techniques et financiers nécessaires.



