Laurence Ndong sollicite l’expertise du FMI pour moderniser la Fonction publique

La modernisation de l’administration gabonaise était au centre des échanges entre la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, et le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Gabon, Alain Gaugris. Reçue mercredi à Libreville, cette rencontre a permis de faire le point sur les réformes en cours et d’explorer les possibilités d’un accompagnement technique de l’institution financière internationale.
Cette audience, organisée à la suite de la reconduction de Laurence Ndong au gouvernement, a également été l’occasion pour Alain Gaugris de s’informer de l’évolution du chantier de réforme administrative engagé conformément à la feuille de route du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Six axes pour transformer l’administration
La réforme portée par le ministère repose sur deux principes directeurs : l’équité et la performance. Elle s’articule autour de six priorités, dont la révision des statuts généraux de la Fonction publique, la création du Répertoire interministériel des métiers de l’État gabonais (RIMEG), la digitalisation de la gestion des ressources humaines, le renforcement des compétences, l’évaluation des performances et la mise en place d’un Observatoire de la Fonction publique.
Parmi les instruments présentés figure le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH). Cet outil doit contribuer à améliorer le suivi des carrières, à fiabiliser les données administratives et à renforcer la maîtrise des effectifs de l’État.
Pour les autorités gabonaises, l’enjeu consiste à bâtir une administration plus efficace, mieux organisée et davantage orientée vers les résultats, afin d’améliorer la qualité des services proposés aux usagers.
Le FMI ouvert à un appui technique
Au cours des discussions, Alain Gaugris a souligné le rôle d’une administration performante dans la transformation structurelle et la diversification de l’économie gabonaise. Il a également réaffirmé la disponibilité du FMI à examiner les possibilités d’assistance technique susceptibles d’accompagner les efforts du gouvernement.
Le représentant résident a notamment présenté les mécanismes de renforcement des capacités proposés par l’institution, dont le Centre régional de développement des capacités basé à Libreville, qui intervient auprès de neuf pays. D’autres dispositifs d’assistance technique peuvent également être mobilisés auprès du siège du FMI, à Washington.
La formation des agents publics au cœur des priorités
Laurence Ndong a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’investir dans la formation et la professionnalisation des agents de l’État. Le renforcement des compétences constitue, selon l’orientation défendue par le ministère, un levier essentiel pour améliorer les performances des services administratifs et la qualité de la réponse apportée aux citoyens.
Cette rencontre ouvre ainsi des perspectives de coopération entre le ministère et le FMI. Les prochaines étapes devront permettre de préciser les formes concrètes d’un éventuel accompagnement technique, notamment dans la gestion des ressources humaines, la modernisation des outils administratifs et le développement des compétences.
Au-delà des échanges institutionnels, la réussite de cette réforme dépendra de sa mise en œuvre effective et de sa capacité à produire des améliorations mesurables dans le fonctionnement quotidien de l’administration gabonaise.



