Le Gabon renforce son engagement international contre les armes nucléaires et la cybercriminalité

Le Gabon consolide son engagement en faveur de la sécurité internationale. En marge de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies, la ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration et de la Diaspora, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a signé mercredi deux instruments internationaux majeurs au nom de l’État gabonais.
Libreville a ainsi formalisé son adhésion au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) ainsi qu’à la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité, également connue sous le nom de Convention de Hanoï. À travers cette double démarche, le Gabon entend renforcer sa participation aux mécanismes internationaux consacrés à la sécurité et à la protection des populations.
Libreville confirme sa position sur le désarmement nucléaire
La signature du TIAN s’inscrit dans la continuité de la position défendue depuis plusieurs années par la diplomatie gabonaise en faveur de l’élimination des armes nucléaires.
Adopté par l’ONU en 2017 et entré en vigueur en 2021, ce traité interdit notamment la mise au point, la production, l’acquisition, le transfert, le stockage et l’utilisation des armes nucléaires, ainsi que la menace de leur utilisation. Il compte actuellement 95 États signataires et 75 États parties, selon les registres des Nations Unies.
Pour Libreville, cette démarche vient donc formaliser un engagement porté dans les enceintes multilatérales en faveur d’un monde débarrassé de l’arsenal nucléaire.
Une réponse commune face aux menaces numériques
Le second instrument concerne un autre enjeu de sécurité : la cybercriminalité. La Convention de Hanoï doit notamment faciliter la coopération entre les États face aux infractions commises dans l’espace numérique.
Elle prévoit un cadre pour renforcer l’entraide judiciaire, la coopération internationale ainsi que la collecte et l’échange de preuves électroniques. Pour le Gabon, cette signature intervient alors que les menaces numériques prennent une place croissante dans les préoccupations sécuritaires internationales.
À travers ces deux engagements, Libreville réaffirme ainsi son attachement au multilatéralisme, au droit international et à la coopération entre États. Pour la cheffe de la diplomatie gabonaise, la protection des populations, qu’elle concerne les risques nucléaires ou les menaces numériques, repose sur une réponse collective et coordonnée.



