Ogooué-Maritime : Michel Régis Onanga Ndiaye appelle à transformer les engagements en résultats
Au lendemain du séjour du président de la République dans la province de l’Ogooué-Maritime, Michel Régis Onanga Ndiaye salue les engagements pris en faveur de la province, tout en appelant à un suivi rigoureux de leur mise en œuvre. Pour le responsable politique, les annonces ne sauraient suffire : les populations attendent désormais des réalisations concrètes.
Le séjour du président de la République dans l’Ogooué-Maritime est accueilli avec satisfaction par Michel Régis Onanga Ndiaye. Mais cette satisfaction, insiste-t-il, doit demeurer « exigeante ». À ses yeux, la présence prolongée du chef de l’État à Port-Gentil a permis une meilleure immersion dans les réalités quotidiennes des populations.
Le président de la République a notamment rencontré les populations, les forces vives ainsi que les opérateurs économiques, lui permettant, selon Michel Régis Onanga Ndiaye, de mesurer directement les difficultés auxquelles la province est confrontée.
« Le chef de l’État ne s’est pas contenté de regarder. Il a pris des engagements », souligne-t-il, considérant ce séjour comme un moment important pour l’Ogooué-Maritime, désormais appelée à occuper une place centrale dans les priorités nationales.
Des engagements qui doivent désormais produire des résultats
Parmi les annonces évoquées figure un effort prévisionnel de 30 milliards de FCFA sur cinq ans en faveur de l’Ogooué-Maritime. Cette enveloppe doit, selon les éléments avancés dans l’entretien, être constituée de 7 milliards de FCFA apportés par l’État, auxquels s’ajouteraient 11 milliards issus des mécanismes PID-PIH de Perenco et 12 milliards mobilisés par TotalEnergies.
Pour Michel Régis Onanga Ndiaye, ces annonces constituent une avancée, mais elles doivent désormais franchir le cap de la concrétisation.
« 30 milliards annoncés, ce n’est pas encore 30 milliards transformés en réalisations », rappelle-t-il. Le responsable politique plaide ainsi pour que chaque projet dispose d’un financement sécurisé, d’un calendrier précis, d’un responsable clairement identifié et d’indicateurs permettant d’en mesurer l’avancement.
Cette exigence intervient alors que certaines populations s’interrogent sur la lenteur de plusieurs travaux lancés précédemment. Pour Michel Régis Onanga Ndiaye, le doute exprimé par les citoyens doit être considéré comme une interpellation légitime.
« Où en sommes-nous ? Qu’est-ce qui a été réalisé ? Qu’est-ce qui reste à faire ? », résume-t-il, estimant que ces interrogations ne peuvent être durablement traitées par de simples discours.
« La meilleure réponse au doute, c’est la transparence. Et la meilleure réponse à la défiance, ce sont les résultats »,affirme-t-il.
Un rôle de veille revendiqué
Dans ce contexte, Michel Régis Onanga Ndiaye assume également un rôle de vigilance. En tant que responsable politique de la province, il estime que son rôle ne consiste pas uniquement à défendre les actions entreprises, mais également à relayer les préoccupations des populations lorsque celles-ci rencontrent des difficultés.
« Soutenir ne signifie pas fermer les yeux », insiste-t-il.
Les 7 milliards précédemment annoncés doivent donc, selon lui, être évalués à l’aune des réalisations concrètes. Quant au nouveau programme de 30 milliards de FCFA, il doit permettre de tirer les leçons des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des précédents projets.
L’objectif affiché est notamment d’améliorer le suivi, l’exécution et le respect des délais de livraison des infrastructures.
Voirie, eau, électricité et emploi au cœur des attentes
Au-delà des montants annoncés, plusieurs secteurs prioritaires ressortent des échanges autour du séjour présidentiel.
La modernisation de la voirie de Port-Gentil figure en bonne place, tout comme l’accès à l’eau et à l’électricité. Sur ce dernier point, Michel Régis Onanga Ndiaye souligne l’importance de disposer d’une alimentation énergétique régulière pour permettre aux entreprises, aux commerces, aux établissements sanitaires et aux services publics de fonctionner dans de bonnes conditions.
Les infrastructures sanitaires, les logements, les bâtiments administratifs, les marchés ainsi que les infrastructures universitaires et éducatives font également partie des besoins identifiés.
Mais une autre priorité apparaît en filigrane : l’emploi des jeunes. Dans une province confrontée à d’importants défis économiques et sociaux, la question de l’insertion professionnelle de la jeunesse demeure un enjeu majeur.
Du pacte social au bilan sur le terrain
Pour Michel Régis Onanga Ndiaye, le véritable enjeu commence désormais après les annonces. La satisfaction exprimée à l’issue du séjour présidentiel doit être accompagnée d’un mécanisme de suivi permettant aux populations de mesurer régulièrement l’état d’avancement des projets.
Le message est donc clair : les engagements pris doivent désormais se traduire dans le quotidien des Ogmarins, à travers des routes praticables, un meilleur accès à l’eau et à l’électricité, des infrastructures publiques adaptées et davantage de perspectives pour la jeunesse.
Pour l’Ogooué-Maritime, le défi est désormais de passer de la promesse à l’exécution, et de l’annonce au résultat.



