Politique

Réforme de l’État : François Ndong Obiang veut une administration plus simple et plus efficace

Deux jours de réflexion sur l’organisation de l’État ont débouché, mardi à Libreville, sur une ambition clairement affichée : alléger le fonctionnement de l’administration gabonaise et la rendre plus efficace au service des citoyens. À la clôture du séminaire consacré à la simplification de l’architecture institutionnelle, le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, a appelé à passer désormais des réflexions à l’action.

Organisée dans le cadre de la mise en œuvre de la circulaire présidentielle du 8 mai 2025, la rencontre a réuni différents acteurs autour des moyens de moderniser l’administration publique. Les échanges ont notamment porté sur l’organisation des structures de l’État, la répartition des responsabilités et la simplification des démarches administratives.

Pour François Ndong Obiang, le chantier engagé doit permettre de construire une administration dans laquelle les responsabilités sont clairement établies et les missions mieux coordonnées.

« Qui fait quoi ? »

Le ministre estime que la réforme ne doit pas être réduite à une simple diminution du nombre d’administrations ou de services publics. Le véritable enjeu serait plutôt de mettre fin aux chevauchements de compétences et de clarifier les responsabilités.

« Il ne s’agit donc pas forcément de réduire le nombre de structures. Il est plutôt question de voir qui fait quoi, qui est responsable de quoi », a-t-il expliqué.

Cette clarification doit, selon lui, permettre d’améliorer l’efficacité de l’action publique tout en évitant que plusieurs structures interviennent sur les mêmes missions.

Le ministre a également insisté sur une distinction importante : la réforme concerne d’abord l’organisation de l’État, avant de toucher aux ressources humaines.

Repenser les effectifs et les procédures

Une fois les structures réorganisées, le gouvernement entend s’attaquer à la question du capital humain. François Ndong Obiang estime nécessaire d’alléger le poids des effectifs administratifs afin de favoriser, à terme, un recrutement plus ciblé et mieux adapté aux besoins de l’État.

La simplification devra ensuite s’étendre aux procédures. Certaines démarches administratives sont encore considérées comme excessivement longues et complexes, ce qui ralentit l’action publique et complique les relations entre l’administration et les usagers.

« Il faut les simplifier, parce qu’elles sont parfois trop lourdes », a reconnu le ministre.

Les recommandations bientôt transmises au gouvernement

Au terme des deux jours de travaux, les participants ont formulé plusieurs propositions destinées à accompagner la transformation de l’administration gabonaise.

Ces recommandations seront transmises au vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Elles serviront ensuite de base au ministère de la Réforme pour engager les discussions avec les différents départements sectoriels.

L’objectif affiché est désormais de faire émerger un État plus lisible, plus fluide, plus réactif et davantage orienté vers les résultats.

Pour le gouvernement, la simplification institutionnelle apparaît ainsi comme un préalable à une administration capable de répondre plus rapidement aux attentes des citoyens et aux exigences de la Ve République.

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
CSM : le SYNAMAG demande au président de la République de revoir plusieurs décisions Gabon-FMI : la dette au cœur des discussions à Port-Gentil Port-Gentil : un chauffeur au cœur d’une affaire de plusieurs millions disparus Maroc-Gabon