Russie-Afrique 2026 : Libreville fixe ses priorités avant le rendez-vous de Moscou

Le compte à rebours est lancé pour le Gabon. À quelques semaines du 3e Sommet Russie-Afrique, attendu les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou, les autorités gabonaises commencent à arrêter les grandes lignes de leur participation.
Réuni mercredi 23 septembre, un comité interministériel piloté par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a permis de mettre autour de la table plusieurs secteurs appelés à contribuer à la préparation de cette échéance. Des représentants de la présidence de la République, des Affaires étrangères et de l’Économie numérique ont notamment pris part aux échanges, aux côtés des ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et de la Fonction publique.
L’enjeu pour Libreville est désormais d’identifier les dossiers à porter devant les partenaires russes et africains. Plusieurs domaines apparaissent déjà comme prioritaires, notamment la sécurité, l’agriculture et la sécurité alimentaire, mais également le numérique, la cybersécurité et l’intelligence artificielle.
Des opportunités à transformer
Au-delà des rencontres diplomatiques, le sommet doit servir de cadre à des discussions portant sur les investissements, le commerce, les moyens de paiement, la transformation numérique, la sécurité alimentaire ou encore les applications civiles de l’énergie nucléaire.
Pour le Gabon, ces thématiques peuvent constituer autant de pistes pour rechercher de nouveaux partenariats et faire avancer des projets correspondant aux besoins nationaux. Les prochaines réunions préparatoires devront ainsi permettre de préciser les attentes de chaque secteur et de construire une position commune.
Pour la délégation gabonaise, l’objectif sera donc de transformer cette plateforme internationale en opportunités concrètes de coopération, en cohérence avec les orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD). Le travail engagé à Libreville constitue la première étape de cette préparation avant le déplacement à Moscou.
Cette préparation intervient dans un contexte où la coopération Russie-Afrique cherche à franchir une nouvelle étape. Après Sotchi en 2019 et Saint-Pétersbourg en 2023, l’édition 2026 doit notamment aboutir à une nouvelle déclaration commune et à un plan d’action couvrant la période 2027-2029. Des accords intergouvernementaux et plusieurs contrats commerciaux sont également annoncés.



