Sécurité pénitentiaire : 13 agents radiés et 9 rétrogradés

La discipline au sein des établissements pénitentiaires gabonais fait l’objet d’un nouveau tour de vis. Au total, 22 agents de la Sécurité pénitentiaire ont été sanctionnés, à travers 13 radiations et 9 rétrogradations, lors d’une cérémonie organisée hier à la prison centrale de Libreville.
Face aux personnels réunis pour l’occasion, le commandant en chef de la Sécurité pénitentiaire, le général de corps d’armée Jean-Germain Effayong Onong, a réaffirmé la nécessité de faire respecter les règles qui encadrent l’exercice du métier. Cette décision disciplinaire vise des comportements jugés incompatibles avec les responsabilités des agents chargés de la surveillance et de la sécurité en milieu carcéral.
Les motifs retenus concernent notamment des abandons de poste, des actes d’insubordination, des faits d’escroquerie et des manquements liés aux stupéfiants. Parmi les personnels radiés figurent un officier bénéficiant de ses droits à pension, sanctionné pour détention de cannabis, huit sous-officiers concernés par différents griefs disciplinaires et quatre agents du rang poursuivis pour abandon de poste.
D’autres sanctions ont touché neuf agents rétrogradés. Les faits qui leur sont reprochés comprennent des négligences graves, l’introduction et l’utilisation de téléphones portables dans les lieux de détention, ainsi que des faits liés à la consommation et au trafic de cocaïne, de crack et de cannabis en milieu carcéral.
Pour le général Jean-Germain Effayong Onong, l’exemplarité doit demeurer une exigence fondamentale pour tout personnel en uniforme. Il a notamment attiré l’attention de ses troupes sur les comportements affichés sur les réseaux sociaux, susceptibles de porter atteinte à la réputation de leur institution.
À travers ces sanctions, le commandement entend rappeler que les obligations professionnelles s’imposent à tous les agents, quel que soit leur rang. Le chef de corps a également insisté sur la nécessité de préserver les personnels qui accomplissent leurs missions avec intégrité, estimant que 85 à 95 % des effectifs exerceraient leur métier avec rigueur.
Cette opération disciplinaire s’inscrit ainsi dans une volonté affichée de renforcer la responsabilité individuelle et de préserver la crédibilité de la Sécurité pénitentiaire.



