Politique

Assemblée nationale : Camélia Ntoutoume Leclercq conteste l’ultimatum du 13 novembre

Le délai fixé aux anciens membres du gouvernement pour retrouver leurs sièges à l’Assemblée nationale suscite déjà des réactions. Deux jours après les déclarations du président de l’institution, Michel Régis Onanga Ndiaye, l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a pris publiquement position. Dans un message diffusé sur Facebook le 5 novembre 2026, elle remet en question le calendrier annoncé et appelle à une lecture des textes encadrant le retour des députés ayant quitté le gouvernement.

Lors de la récente séance de questions au gouvernement, le président de l’Assemblée nationale avait fixé au 13 novembre la date limite pour que les anciens ministres concernés réintègrent l’hémicycle. Il avait également évoqué la possibilité de saisir la Cour constitutionnelle en cas d’absence persistante, afin de faire constater leur situation.

Camélia Ntoutoume Leclercq n’est pas la seule concernée. Philippe Tonangoye, qui occupait le portefeuille de l’Accès universel à l’Eau et à l’Électricité, figure également parmi les anciens membres du gouvernement appelés à retrouver leur fonction parlementaire.

La députée invoque les dispositions de l’article 74

Dans sa publication, l’ancienne ministre explique avoir choisi de s’exprimer après plusieurs sollicitations. Elle affirme avoir longtemps privilégié la réserve, tout en estimant que le silence ne saurait être interprété comme une absence de réaction face à certaines prises de position.

Pour défendre son point de vue, elle renvoie ses interlocuteurs à l’article 74, qu’elle juge essentiel pour comprendre les règles applicables à sa situation. Sans développer davantage son interprétation dans son message, elle invite chacun à examiner les dispositions juridiques avant de tirer des conclusions.

L’ancienne membre du gouvernement rappelle par ailleurs que son départ du gouvernement remonte au 11 octobre 2026. Elle s’interroge sur la pertinence de l’ultimatum annoncé, soulignant qu’à ses yeux, le calendrier doit être apprécié au regard des textes en vigueur.

Un désaccord qui pourrait se prolonger

Au-delà de la question de la date, la réaction de Camélia Ntoutoume Leclercq met en évidence un désaccord sur la manière dont le retour des anciens ministres à l’Assemblée nationale est présenté et encadré. Elle insiste sur la nécessité de respecter les procédures, les dispositions légales et les personnes concernées.

L’échéance du 13 novembre approche donc dans un climat d’incertitude. Deux issues restent possibles : le retour des députés concernés à l’hémicycle ou la poursuite du différend sur le terrain institutionnel, notamment par une éventuelle saisine de la Cour constitutionnelle.

La portée exacte de l’article 74 dans ce dossier devra être appréciée à la lumière des textes applicables. En attendant, la sortie publique de l’ancienne ministre montre que l’appel lancé par le président de l’Assemblée nationale ne fait pas l’unanimité parmi les parlementaires concernés.

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

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