Belinga : le Gabon pose ses conditions pour maximiser les retombées du projet

Le Gabon veut que le projet Belinga produise des effets bien au-delà de l’extraction du minerai de fer. C’est le message qui ressort de la rencontre organisée lundi à Libreville entre le gouvernement et plusieurs entreprises mobilisées aux côtés de Fortescue pour accompagner le développement du projet.
Autour du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, les discussions ont notamment porté sur les activités susceptibles de se développer autour de la future exploitation. Infrastructures, transport ferroviaire, équipements industriels, construction, ingénierie maritime et dragage figurent parmi les domaines identifiés.
Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à transformer les besoins générés par Belinga en opportunités pour l’économie nationale. Le gouvernement souhaite notamment accroître la participation des entreprises locales, renforcer les compétences gabonaises et favoriser une utilisation plus importante des ressources sur le territoire.
Une exigence de maîtrise pour l’État
Le gouvernement entend également conserver une place déterminante dans les choix stratégiques liés au projet. Hermann Immongault a ainsi insisté sur la nécessité de concilier les capacités techniques des groupes internationaux avec les intérêts de long terme de l’État gabonais.
Cette orientation devra se traduire par des accords suffisamment précis pour encadrer les responsabilités de chaque partie. Les autorités mettent notamment en avant la transparence et la confiance comme bases du futur partenariat économique.
Fortescue élargit son cercle de partenaires
De son côté, Andrew Forrest a présenté une partie des acteurs réunis autour de Fortescue Belinga. La délégation présente à Libreville rassemble des entreprises issues de plusieurs grands pôles économiques, notamment l’Australie, la Suisse, la Belgique, la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France.
Pour le patron de Fortescue, la diversité de ces partenaires doit permettre de réunir les compétences nécessaires à la réalisation d’un projet de cette envergure. Il estime également que Belinga nécessite des méthodes de travail adaptées à son caractère inédit pour le Gabon.
Après Libreville, direction l’Ogooué-Ivindo
Les échanges institutionnels doivent maintenant laisser place à une immersion sur le terrain. Les représentants des entreprises partenaires de Fortescue Belinga sont attendus auprès du chef de l’État avant une visite à Makokou.
La délégation doit ensuite rejoindre le site minier situé dans l’Ogooué-Ivindo. Cette étape permettra de confronter les discussions engagées à Libreville aux contraintes et aux besoins concrets du projet.



