Économie

Carburants : l’essence passe à 735 FCFA et le gasoil à 705 FCFA dès novembre

Les automobilistes gabonais devront s’attendre à une augmentation des dépenses liées au carburant à compter du 1er novembre 2026. Selon une nouvelle grille tarifaire de la Commission nationale des prix des produits pétroliers (CNPPP), les prix de l’essence et du gasoil vendus dans les stations-service connaissent une hausse significative sur l’ensemble du territoire national. En revanche, les tarifs du pétrole lampant et du gaz butane restent inchangés.

La décision, signée par le président de la CNPPP, Thibault Gaël Idoumi, s’appuie sur les dispositions du décret n°00274PR/MPH du 21 mai 2015 et les textes ultérieurs encadrant la fixation des prix des produits pétroliers.

Dans le réseau des stations-service, le litre d’essence passe ainsi de 595 à 735 FCFA, soit une augmentation de 140 FCFA. Le gasoil suit la même tendance, avec un nouveau prix fixé à 705 FCFA le litre, contre 575 FCFA auparavant, soit une hausse de 130 FCFA.

Le pétrole lampant et le gaz butane préservés

Contrairement aux carburants destinés principalement au transport et aux activités économiques, certains produits à usage domestique échappent à cette révision.

Le prix du litre de pétrole lampant reste fixé à 450 FCFA. De même, la bouteille de gaz butane de 12,5 kg conserve son tarif de 4 950 FCFA.

Le maintien de ces prix permet de préserver, au moins sur ces deux produits, les dépenses des ménages, notamment les plus vulnérables. Cette stabilité contraste toutefois avec le renchérissement de l’essence et du gasoil, qui pourrait peser sur les budgets des automobilistes et les coûts de transport.

Des tarifs hors réseau plus élevés pour les industriels

La nouvelle grille concerne également les entreprises et les opérateurs économiques qui s’approvisionnent en dehors du réseau classique des stations-service.

Pour ces consommateurs industriels, les tarifs sont désormais fixés à 1 060 FCFA le litre d’essence, 1 310 FCFA le litre de gasoil et 930 FCFA le litre de pétrole industriel.

Ces niveaux de prix représentent un enjeu pour les secteurs fortement dépendants des hydrocarbures, notamment les activités industrielles, les transports et certains services. Leur incidence pourrait se répercuter sur les coûts d’exploitation et, selon les secteurs, sur les prix de certains biens et prestations.

Un ajustement aux conséquences économiques à surveiller

Cette révision intervient dans un contexte de contraintes sur l’approvisionnement en produits pétroliers et de pression sur les mécanismes publics de soutien aux prix. Elle traduit un ajustement de la grille tarifaire, même si les éléments communiqués ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer précisément la part respective des cours internationaux, des coûts d’importation et des choix budgétaires dans cette augmentation.

À partir du 1er novembre, les consommateurs devront donc intégrer ces nouveaux tarifs dans leurs dépenses courantes. Pour les entreprises, la hausse des prix hors réseau constitue également un paramètre supplémentaire à prendre en compte dans leurs coûts de fonctionnement.

Le maintien des prix du gaz butane et du pétrole lampant limite l’impact immédiat sur certains usages domestiques, mais la progression des tarifs de l’essence et du gasoil ouvre une nouvelle période d’ajustement pour les ménages et les opérateurs économiques.

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

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