Économie

Gabon-Chine : le marché chinois, une opportunité qui impose d’accélérer la transformation locale

Le Gabon cherche à mieux positionner sa production sur le marché chinois alors que Pékin ouvre davantage ses échanges aux produits africains. Cette perspective est au cœur du colloque sino-africain organisé depuis le 30 septembre à Libreville par l’Institut Prométhée, avec l’appui de l’ambassade de Chine.

Réunissant 24 intervenants venus notamment de Chine et de plusieurs pays africains, la rencontre s’intéresse aux perspectives liées au 15ᵉ plan quinquennal chinois et à la politique de zéro tarif douanier. Pour les participants, l’enjeu ne consiste toutefois pas seulement à bénéficier de droits de douane réduits. Il faut surtout être capable de produire, transformer et exporter à une échelle compatible avec la demande chinoise.

Produire davantage pour exporter davantage

Le potentiel existe dans plusieurs secteurs : agriculture, agroalimentaire, produits transformés, ressources naturelles ou encore activités portées par les petites et moyennes entreprises.

Le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Me Lubin Ntoutoume, a rappelé à cette occasion l’orientation prise par le Gabon en faveur de la diversification économique. La transformation des ressources sur le territoire est notamment présentée comme un moyen d’augmenter la valeur créée localement et de favoriser la création d’emplois.

Cette stratégie prend une importance particulière avec l’élargissement des débouchés vers la Chine. Pour profiter de cette demande, les acteurs économiques gabonais doivent néanmoins disposer d’outils de production suffisamment performants.

Les PME face au défi de la compétitivité

La ministre du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat, Zenaba Gninga Chaning, a également mis en avant le potentiel des entreprises locales et des filières encore insuffisamment exploitées.

L’objectif est notamment de faire émerger une offre capable de franchir les frontières. Cela suppose des volumes de production réguliers, des prix compétitifs, une qualité constante et le respect des normes imposées par les marchés internationaux.

L’ouverture commerciale chinoise peut donc constituer un débouché, mais elle ne dispense pas les entreprises africaines de renforcer leur productivité et leur capacité d’exportation.

Transformer avant d’exporter

Pour le Gabon, la question de la transformation locale apparaît ainsi comme un élément central. Exporter davantage de produits transformés permettrait de conserver une part plus importante de la valeur ajoutée générée par les ressources nationales.

Le développement de chaînes de valeur dans l’agriculture, l’agroalimentaire et d’autres secteurs productifs pourrait également permettre d’élargir la base industrielle du pays et de créer de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs.

Du potentiel à la conquête du marché chinois

Les discussions de Libreville mettent ainsi en avant un double impératif : saisir les nouvelles possibilités offertes par la politique commerciale chinoise tout en renforçant l’appareil productif africain.

Pour le Gabon, la question sera désormais de transformer ses avantages en une offre exportable, régulière et compétitive. L’accès facilité au marché chinois ne constituera une véritable opportunité éco

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

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