Libreville accueille un séminaire régional sur les cryptomonnaies et le darknet

Libreville accueille, du 20 au 27 octobre 2026, un séminaire régional consacré aux investigations financières, aux cryptomonnaies et au darknet. Organisée conjointement par l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) et l’Agence nationale des investigations financières (ANIF), cette formation vise à renforcer les capacités des acteurs chargés de lutter contre la criminalité numérique et financière, selon le service communication de l’ANINF.
Placée sous le thème « Investigations financières, cryptomonnaies et darknet au bénéfice des enquêteurs issus des pays francophones d’Afrique centrale », la rencontre réunit des enquêteurs, des magistrats spécialisés, des analystes financiers et des experts issus des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ainsi que de la République démocratique du Congo.
Les travaux portent notamment sur les techniques d’investigation liées à la blockchain, la traçabilité des transactions en cryptomonnaies, la préservation des preuves numériques et la coopération transfrontalière. Autant de compétences devenues essentielles face à l’évolution des formes de criminalité financière à l’ère du numérique.

À l’ouverture des travaux, le directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, a rappelé que la souveraineté numérique ne repose pas uniquement sur la possession d’infrastructures technologiques. Elle suppose également, selon lui, la capacité des États à comprendre les menaces, à conduire leurs propres investigations et à défendre leurs intérêts.
De son côté, le directeur général de l’ANIF, Guennolet Boumas Ngabina, a insisté sur la nécessité de renforcer la traçabilité des transactions en cryptomonnaies, l’identification des bénéficiaires effectifs et l’exploitation des preuves numériques dans les procédures judiciaires.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme SecFin Africa, soutenu par l’Union européenne et ses partenaires, dont le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC) et Interpol. À terme, les organisateurs ambitionnent de renforcer les capacités opérationnelles des services d’enquête en matière de détection des infractions financières, de lutte contre le blanchiment de capitaux et de récupération des avoirs issus d’activités criminelles.



