SEEG : l’État prépare le volet financier de la future scission
Le gouvernement gabonais poursuit les préparatifs en vue de la réorganisation de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Une rencontre avec plusieurs établissements bancaires s’est tenue mardi au ministère chargé de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, avec pour objectif d’aborder les conséquences financières de la séparation des activités de l’entreprise.
Cette réunion intervient alors que le projet de transformation de la SEEG entre dans une phase décisive. Les autorités souhaitent désormais associer les banques aux discussions afin d’anticiper les conséquences de la réforme sur les engagements financiers de l’entreprise. Le sujet est particulièrement sensible, compte tenu de l’importance de la dette accumulée par la société.
Au cours des échanges, les représentants de l’administration ont notamment présenté les dispositions envisagées pour sécuriser la transition. La question du traitement de la dette bancaire figure parmi les principaux points examinés, alors que l’État envisage d’en assurer la prise en charge. Une orientation qui devrait permettre de rassurer les partenaires financiers et de faciliter la mise en œuvre de la réforme.
Le calendrier gouvernemental prévoit la mise en place, à terme, de deux entités spécialisées : la Gabonaise des eaux, pour la gestion du secteur de l’eau, et Électricité du Gabon, pour l’activité électrique. À quelques mois de cette échéance, les discussions avec les différents acteurs doivent désormais permettre de régler les derniers aspects juridiques, financiers et opérationnels de la séparation.



