Minkébé : 11 Camerounais, 3 Tchadiens et 5 autres étrangers arrêtés pour orpaillage illégal

Une opération de contrôle menée dans le nord-est du Gabon a conduit à l’interpellation de 19 personnes soupçonnées d’avoir pratiqué l’orpaillage clandestin dans le parc national de Minkébé. L’intervention s’est déroulée autour de la rivière Ivindo, selon des informations rapportées le 30 septembre 2026 par l’Agence Gabonaise de Presse (AGP).
Une opération menée sur deux jours
Les arrestations ont été effectuées dans le cadre d’une patrouille conduite par les responsables du parc, avec l’appui de la Compagnie Est de gendarmerie des parcs nationaux.
Le dispositif a permis de mettre la main sur huit suspects lors de la première journée d’intervention, puis sur onze autres le lendemain. Les personnes arrêtées ont été découvertes alors qu’elles se livraient, selon les éléments communiqués par les autorités, à des activités d’extraction aurifère sans autorisation.
Plusieurs nationalités parmi les suspects
L’enquête fait apparaître un groupe composé de ressortissants de plusieurs pays de la sous-région. Les 19 personnes interpellées comprennent notamment onze Camerounais, trois Tchadiens, deux Congolais, deux Nigériens et un Ivoirien.
La situation administrative d’une grande partie du groupe constitue également un volet du dossier. Seize suspects seraient dépourvus de documents de séjour ou de justificatifs de transport légalement établis.
Les trois autres disposeraient, en revanche, de titres de séjour valides. Ils sont néanmoins concernés par les poursuites liées à l’exploitation aurifère sans autorisation et à l’entrée illégale dans une aire protégée.
Le parc de Minkébé sous pression
Cette nouvelle intervention met en évidence la pression exercée par l’orpaillage clandestin sur les espaces forestiers protégés. Dans ces zones, l’exploitation anarchique de l’or peut notamment entraîner une dégradation des sols, une perturbation des cours d’eau et une atteinte aux habitats naturels.
La présence de réseaux composés de ressortissants de plusieurs pays ajoute par ailleurs une dimension transfrontalière au phénomène, compliquant le contrôle des activités minières clandestines dans cette partie du territoire gabonais.
Les suspects attendus devant le parquet
À l’issue de leur interpellation, les 19 suspects doivent être présentés au parquet de la République près le Tribunal de première instance de Makokou.
Ils pourraient être poursuivis pour exploitation minière illégale et intrusion dans une zone protégée. Des infractions relatives au séjour sur le territoire gabonais pourraient également être retenues contre les personnes concernées par une situation administrative irrégulière.
L’affaire devrait désormais se poursuivre sur le terrain judiciaire, tandis que les services chargés de la surveillance du parc restent mobilisés contre les incursions liées à l’orpaillage clandestin.



