Société

Libération des emprises à Libreville : les enfants des familles déplacées ne paieront pas de frais de réinscription

La réalisation des travaux d’élargissement sur les axes Lac Bleu-Diba Diba et Okala Centrale SEEG-dispensaire d’Okala s’accompagnera de mesures destinées aux ménages concernés. Parmi les engagements annoncés par le gouvernement figure la possibilité, pour les enfants des familles affectées, de poursuivre leur scolarité dans des établissements proches de leur nouveau domicile, sans frais supplémentaires.

Cette assurance a été donnée le vendredi 30 octobre 2026, à Libreville, lors d’une conférence de presse organisée au siège de Gabon 24. Le porte-parole du gouvernement, Emmanuel Eyeghe Nze, était entouré de plusieurs responsables ministériels venus apporter des précisions sur les opérations de libération des emprises routières et les dispositions prévues en faveur des populations.

Inscrits dans le cadre du Plan national de croissance et de développement (PNCD), ces chantiers doivent contribuer à fluidifier la circulation dans le Grand Libreville, à limiter les embouteillages et à renforcer les infrastructures de transport. Mais leur mise en œuvre entraîne également des déplacements de familles installées sur les espaces nécessaires aux travaux.

Pour l’exécutif, il s’agit donc de concilier les objectifs d’aménagement urbain avec la prise en compte des difficultés auxquelles pourraient être confrontés les habitants concernés. Emmanuel Eyeghe Nze a notamment insisté sur la nécessité de conduire ces opérations dans le respect des procédures et en tenant compte des préoccupations sociales.

Des précisions sur les zones concernées et les mesures sociales

Le ministre des Travaux publics, Lambert Mouvinde Millot, a présenté les différents périmètres touchés par les opérations sur les deux axes. Ces interventions doivent permettre de dégager les espaces nécessaires à l’élargissement des voies et à l’amélioration des conditions de déplacement dans ces secteurs du Grand Libreville.

La question de l’avenir scolaire des enfants a, pour sa part, occupé une place importante dans les échanges. La ministre de l’Éducation nationale, Jacqueline Ilogue Bignoumba, a indiqué que les élèves issus des ménages concernés pourraient être accueillis dans des établissements situés à proximité de leurs nouvelles résidences. Cette réinscription ne devrait occasionner aucune dépense supplémentaire pour les parents, selon les assurances communiquées par le gouvernement.

Cette mesure vise à éviter que les déplacements liés aux travaux ne provoquent une rupture dans le parcours éducatif des enfants. Elle constitue l’un des principaux engagements sociaux présentés au cours de cette rencontre.

D’autres administrations ont également exposé leur contribution au dispositif. Charles Nguema Ebolozolo, directeur général adjoint de l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), représentait le ministère de l’Habitat. Pepecy Ogouliguendé, secrétaire général du ministère des Affaires sociales, a également pris part aux échanges. Les deux responsables ont fait le point sur les actions menées par leurs services auprès des personnes affectées.

Des engagements attendus sur le terrain

En réunissant plusieurs départements ministériels, le gouvernement entend montrer que les opérations de libération des emprises ne relèvent pas uniquement d’un chantier routier, mais nécessitent aussi un accompagnement administratif et social des ménages concernés.

Toutefois, au-delà des assurances formulées devant la presse, leur mise en œuvre constituera le véritable test de ce dispositif. Les familles attendent notamment de connaître les modalités concrètes de leur accompagnement et les conditions dans lesquelles leur installation dans de nouveaux lieux de résidence sera organisée.

La continuité de la scolarité annoncée pour les enfants représente ainsi un engagement important, dont l’application devra être suivie à mesure que les opérations avanceront sur les axes concernés.

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
CSM : le SYNAMAG demande au président de la République de revoir plusieurs décisions Gabon-FMI : la dette au cœur des discussions à Port-Gentil Port-Gentil : un chauffeur au cœur d’une affaire de plusieurs millions disparus Maroc-Gabon