Oloumi : un individu interpellé au marché CTRI avec des bouteilles d’urine et des objets rituels présumés

La découverte de bouteilles contenant de l’urine et d’autres objets présentés comme des fétiches a provoqué un émoi au marché CTRI d’Oloumi, à Libreville. Samedi 31 octobre 2026, un homme soupçonné d’avoir déposé ces éléments dans l’enceinte du marché a été appréhendé par les agents municipaux, avant d’être remis aux Forces de police nationale.
L’affaire pourrait trouver son origine dans un différend commercial. D’après les témoignages recueillis auprès de certains occupants du marché, le dépôt de ces objets serait intervenu après la fermeture administrative d’une échoppe appartenant à un commerçant étranger. Cette décision aurait été motivée par des manquements aux règles encadrant les activités commerciales.
Les mêmes témoignages évoquent le recours supposé à un intermédiaire pour introduire les objets sur le site. Le rôle exact de cet individu, tout comme l’implication éventuelle du commerçant concerné, reste cependant à déterminer.
Une intervention après l’alerte des commerçantes
La présence de ces objets a suscité l’indignation de plusieurs vendeuses, qui ont exprimé leur inquiétude face à ce qu’elles considèrent comme une tentative de perturber leurs activités. Les agents de la mairie, intervenant dans le cadre de leurs missions de surveillance des espaces marchands, ont alors procédé à l’interpellation de l’homme mis en cause.
La police nationale a ensuite été appelée sur les lieux. Le suspect lui a été remis pour audition et vérification des faits. Les investigations devront notamment établir les circonstances du dépôt, les motivations de son auteur présumé et l’existence éventuelle d’autres personnes impliquées.
Une affaire dont les responsabilités restent à établir
Au-delà de l’émotion provoquée au marché CTRI, cet épisode soulève la question du climat dans lequel s’exercent les activités commerciales au sein des marchés de Libreville. Les autorités municipales rappellent leur mission de maintien de l’ordre et de protection des usagers, dans le respect des règles applicables aux espaces marchands.
Pour l’heure, aucune conclusion judiciaire ne permet d’établir la réalité des accusations de sabotage ni de confirmer l’identité d’un éventuel commanditaire. L’enquête devra apporter les réponses nécessaires et déterminer les responsabilités de chacun.



