Économie

CEMAC : 185 milliards de FCFA de dividendes de la BEAC au cœur du projet de recapitalisation de la BDEAC

Les six États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) pourraient mobiliser une partie des dividendes perçus auprès de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) pour renforcer les ressources financières de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC). L’enjeu est de consolider les capacités de financement de cette institution régionale au service des économies de la sous-région.

Au titre des exercices 2024 et 2025, les États actionnaires de la BEAC ont perçu au total 185 milliards de FCFA de dividendes. Ces revenus constituent une piste de financement pour contribuer à la recapitalisation de la BDEAC, dont la mission consiste à soutenir les investissements et les projets de développement dans les pays de la communauté.

Le recours à ces dividendes permettrait d’envisager un renforcement des fonds propres de la banque de développement sans dépendre exclusivement de nouvelles contributions budgétaires nationales. Une telle option présente un intérêt dans un contexte où les États doivent concilier leurs besoins de financement du développement avec les contraintes pesant sur leurs finances publiques.

Une recapitalisation plus importante pourrait donner à la BDEAC davantage de moyens pour accompagner les projets structurants dans des secteurs tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture ou encore l’industrialisation. Elle pourrait également améliorer sa capacité à mobiliser des financements complémentaires auprès de partenaires.

Toutefois, le montant de 185 milliards de FCFA correspond aux dividendes perçus par les six États pour les deux exercices concernés. Il ne signifie pas que la totalité de cette somme sera automatiquement affectée à la BDEAC. Les modalités de mobilisation des fonds, la part éventuellement retenue et les décisions requises restent des éléments déterminants pour apprécier la portée de cette initiative.

Au-delà de la question des ressources financières, l’objectif sera de transformer ce renforcement éventuel des capacités de la BDEAC en financements concrets pour les économies de la CEMAC. La réussite de l’opération dépendra donc autant des décisions prises par les États que de la capacité de la banque à orienter les fonds vers des projets à fort impact économique et social.

Marc.M

Juriste de formation, j’ai découvert la communication par curiosité, avant d’en faire une véritable passion. Depuis 2025, je m’investis au sein d’Actu241, notamment dans la rédaction d’articles consacrés à l’économie, à la société, au sport et à la culture. « Informer, c’est donner du sens aux faits et une voix aux réalités. »

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